Réserve naturelle du Bec de Dore : une étape décisive pour le futur classement
Du 22 au 24 juillet 2026, la DREAL et ses partenaires ont accueilli les rapporteurs du Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN), accompagnés d’une représentante de la Direction de l’Eau et de la Biodiversité. Trois jours sur le terrain essentiels pour l’avenir du projet de la future Réserve Naturelle Nationale (RNN) du Bec de Dore.
Une biodiversité exceptionnelle au cœur de la dynamique fluviale
À la confluence de l’Allier et de la Dore, le projet de RNN du Bec de Dore s’étend sur 9 communes et 2 départements (l’Allier et le Puy-de-Dôme). Ce territoire d’exception abrite une forêt alluviale en bon état de conservation et continue, ce qui en fait un site remarquable, voire unique, à l’échelle nationale et européenne. Le secteur est également un espace rare où la dynamique naturelle des cours d’eau peut encore s’exprimer librement. La richesse du secteur en espèces fauniques et floristiques, dont certaines sont protégées, témoigne de la forte valeur patrimoniale de ces milieux.
Piloté par la DREAL sous la responsabilité de la préfète du Puy-de-Dôme (coordonnatrice du projet) et de la sous-préfète de Thiers, ce futur classement en Réserve Naturelle Nationale vient concrétiser un travail de longue haleine.
Un projet co-construit avec les acteurs locaux
Fruit de concertations menées en 2024 et 2025 avec l’ensemble des usagers (forestiers, pêcheurs, chasseurs, agriculteurs, usagers du territoire et élus locaux), le projet a déjà reçu à l’été 2025 un avis d’opportunité favorable de classement en réserve naturelle de la part des instances scientifiques régionale (CSRPN) et nationale (CNPN) ainsi que de la ministre de la Transition écologique.
Sur le terrain, ces trois jours ont permis aux experts du CNPN d’échanger autour des principaux enjeux du projet directement avec un large panel d’acteurs du territoire : élus locaux, collectivités territoriales (Conseil départemental, PNR Livradois-Forez), services de l’État (DREAL, DDT, OFB, ONF), organismes partenaires et scientifiques (CEN Auvergne, CBN Massif central, LPO, experts) ainsi que des représentants des usagers (pêcheurs, chasseurs, gestionnaire des champs captants d’alimentation en eau potable). Ces rencontres ont donné lieu à des échanges particulièrement riches et constructifs, illustrant la volonté commune de bâtir un projet partagé et équilibré pour le territoire. L’objectif pour les rapporteurs du CNPN était de constater sur place la forte valeur écologique du site et valider la cohérence des mesures envisagées.
Concilier préservation et usages du territoire
L’ambition de la future réserve est claire et reste la même que pour toutes les réserves naturelles : protéger les milieux les plus fragiles (forêt alluviale, espèces et habitats inféodés aux écosystèmes alluviaux) tout en maintenant des usages locaux responsables et compatibles avec un tel classement. Une fois la réserve créée, une équipe de gestion dédiée veillera au suivi scientifique, à la sensibilisation pédagogique du public, mais aussi à la surveillance et à la lutte contre les incivilités (dépôts sauvages, feux…).
Prochaine étape : l’enquête publique à l’automne
Les recommandations formulées par les rapporteurs du CNPN nourriront la rédaction du futur décret de création. Prochaine grande échéance pour le territoire : les consultations des collectivités et le lancement de l’enquête publique à l’automne 2026. Après cette phase d’écoute, le dossier repartira au ministère pour l’avis final du CNPN, avant la publication du décret créant officiellement la nouvelle réserve naturelle nationale du Bec de Dore.
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