Enquête IGD (installations de gestion des déchets)

La DREAL doit recenser les installations de gestion des déchets (IGD) présentes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un questionnaire sur démarches simplifiées a été mis en place à cette fin.

L’objet de ce recensement

Si tous les exploitants de carrières sont tenus d’établir un plan de gestion des déchets (PGD), la notion d’IGD (installation de gestion de déchets) est plus complexe à appréhender.

L’objet du présent questionnaire est de déterminer si une exploitation contient une (ou plusieurs) IGD, et le cas échéant d’évaluer si ces IGD peuvent contenir des matières premières critiques au sens du CRM act.

Le recensement

Les exploitants de carrières sont invités à compléter les 3 premières parties du questionnaire (informations sur l’exploitation, coordonnées de l’exploitant, analyse de la présence d’IGD sur l’exploitation) et, en cas de présence d’au moins une IGD, la partie 4 (intention de demande de dispense de réaliser l’étude d’évaluation économique préliminaire concernant les possibilités de valorisation des matières premières critiques).

Le questionnaire

cliquez sur le lien pour accéder au questionnaire

Une réponse est attendue d’ici le 15 mai 2026.

Le cadre réglementaire

La Directive européenne n° 2006/21/CE du 15 mars 2006, dite « Directive sur les Déchets de l’Industrie Extractive (DDIE) » s’applique aux déchets résultant de l’extraction, du traitement et du stockage de ressources minérales, et de l’exploitation de carrières.

Son article 18 stipule que les États membres transmettent tous les trois ans à la Commission européenne un rapport sur la mise en œuvre de cette directive, rapport qui comprend un recensement des Installations de Gestion de Déchets (IGD) liées aux carrières et mines en exploitation.

Le prochain rapport des autorités françaises à la Commission européenne doit être remis au dernier trimestre 2026, c’est pourquoi l’inspection des installations classées procède actuellement à une mise à jour de l’inventaire des IGD. La notion d’IGD regroupe les installations classées au titre de la rubrique 2720, ainsi que les installations de gestion de déchets inertes des carrières et des mines.

L’existence d’une IGD de déchets inertes sur un site en exploitation dépend des modalités d’exploitation, de gestion des déchets et de remise en état, telles qu’elles sont définies dans le dossier d’autorisation, le plan d’exploitation ou encore le plan de gestion des déchets (PGD).

Pour compléter le questionnaire
Dans le cadre de la mise à jour de cet inventaire, les exploitants sont invités à remplir les parties 1, 2 et 3 du questionnaire. Cela permettra à l’inspection des installations classées, sur la base des éléments fournis, de déterminer la présence ou non d’une IGD sur les exploitations.

Par ailleurs, le règlement (UE) 2024/1252 du Parlement européen et du Conseil du 11 avril 2024 établissant un cadre visant à garantir un approvisionnement sûr et durable en matières premières critiques (dit « CRM act ») comprend, à son article 27, des dispositions visant à mieux connaître la teneur en matières premières critiques des déchets d’extraction sur les sites en exploitation et prévoit, le cas échéant, la réalisation d’une étude d’évaluation économique préliminaire concernant leurs possibilités de valorisation, au plus tard le 24 novembre 2026.

Cette étude concerne les sites qui accueillent des installations classées sous la rubrique de la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) 2720-1 et 2 , ainsi que les carrières et mines incluant des installations de gestion (IGD) de déchets d’extraction inertes pour lesquels un plan de gestion des déchets (PGD) doit être établi au titre de l’article 5 de la directive relative aux déchets de l’industrie extractive (DDIE) du 15 mars 2006. Les exploitants peuvent être exemptés de cette obligation à condition de démontrer, avec un degré élevé de certitude, que les déchets d’extraction ne contiennent pas de matières premières critiques techniquement valorisables.

Pour compléter le questionnaire
La partie 4 du questionnaire recense les cas d’exemption aujourd’hui envisagés ; si la présence d’une IGD est confirmée sur un site, l’exploitant est invité à la compléter pour déterminer s’il peut bénéficier de cette dispense.

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