Cantal : protection des troupeaux contre les dommages dus aux grands corbeaux

Demande de dérogation à la protection du grand corbeau déposée par la chambre d’agriculture du Cantal pour la protection des troupeaux. La consultation du public est ouverte du 22 juillet au 05 août

Depuis 2009, des dommages sur animaux d’élevage sont occasionnés par une concentration de grands corbeaux sur le site de Saint Flour, à proximité d’un centre de stockage de déchets inertes (Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux, ISDND des Cramades). Des travaux importants ont été mis en place pour installer un dispositif de suivi permettant d’améliorer les connaissances sur l’espèce mais aussi d’évaluer l’efficacité des mesures mises en œuvre. Les travaux conduits en 2017-2018 documentent notamment grâce à l’expertise de l’ONCFS (désormais OFB) le comportement des corbeaux à l’échelle sud-Massif Central. Après désormais 16 années d’interventions et de suivis, il ressort du dossier que les spécificités de la zone autour de Saint-Flour (concentration importante de grands corbeaux due notamment à des activités humaines et présence d’une activité d’élevage extensif avec une vulnérabilité intrinsèque à la prédation) occasionnent un risque de dégâts significatifs sur les élevages et que les différentes mesures de prévention mises en place (diminution de l’attractivité de la décharge, protection des troupeaux, effarouchement, capture/relâcher à distance) ne permettent pas de réduire à un niveau acceptable la prédation sans possibilités de destructions strictement contrôlées. Par ailleurs, des rassemblements ponctuels importants de grands corbeaux génèrent des attaques dans d’autres secteurs de département. La chambre d’agriculture du Cantal porte une demande de dérogation à la protection des grands corbeaux sur les communes de Saint-Flour, Talizat, Villedieu, Coren, Joursac, Val d’Arcomie, Tanavelle, Chalinargues, Vieillespesse, Mentières, Chalvignac, Neuvéglise-sur-Truyères, Condat ainsi qu’une demande complémentaire sur les communes de Saint-Saury, Glénat, Roumégoux, Parlan. La demande porte pour 2026-2028 sur de l’effarouchement par tir et de la destruction d’au maximum 70 animaux par an par tir ou par capture par piège et euthanasie.

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