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Eau Nature Biodiversité
 

Espèces protégées

La communauté scientifique s’accorde sur le constat d’une érosion généralisée de la biodiversité à l’échelle mondiale, avec un taux actuel d’extinction des espèces probablement plus élevé et rapide qu’il ne l’a jamais été dans les temps passés. Les causes principales en sont la banalisation et la fragmentation des écosystèmes, avec une accélération prévisible du phénomène en rapport avec les changements climatiques.

A l’échelle internationale, avec ses collectivités d’outre-mer, la France occupe une place déterminante : c’est notamment le seul pays concerné par cinq “points chauds” (hot spots) de la biodiversité mondiale (Bassin méditerranéen, Caraïbes, Océan indien, Nouvelle-Calédonie et Polynésie) et par l’une des trois zones forestières majeures (Amazonie) ; par le seul poids des espèces tropicales, la France se trouve au 4e rang mondial des espèces animales menacées et au 9e rang pour les plantes.
A l’échelle du territoire français métropolitain, on observe également un échantillonnage assez complet et représentatif de la biodiversité européenne (moins exubérante peut-être que sous les tropiques, mais particulièrement exposée compte tenu du niveau d’artificialisation élevé du territoire).

Ainsi, c’est l’un des Etats de l’Union européenne qui présente les peuplements en
mammifères et surtout en amphibiens les plus diversifiés. Mais 6 % des espèces de plantes supérieures y seraient désormais directement menacés (soit 387 espèces), ainsi que 14 % des vertébrés (144 espèces), le déclin étant particulièrement manifeste parmi les amphibiens, les oiseaux, les poissons et les reptiles.

D’abord vécue comme un appauvrissement du patrimoine vivant, la perte de biodiversité menace de plus en plus la cohérence même des chaînes alimentaires, comme en témoigne malheureusement l’effondrement des populations de poissons marins, d’insectes ou d’amphibiens.

Une stratégie nationale est mise en œuvre pour protéger la biodiversité, qui décline les engagements pris dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro.
Elle impose la prise en compte de la conservation des espèces dans l’ensemble des politiques publiques et des projets d’aménagement, en conformité avec le droit européen.

A ce titre, plus de 2800 espèces de faune et de flore bénéficient d’un statut de protection sur tout ou partie du territoire métropolitain, dont 885 présentes en région Auvergne-Rhône-Alpes.