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La commercialisation des logements neufs en Rhône-Alpes au 1er trimestre 2014 - Des stocks toujours en hausse

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publié le 24 juin 2014 (modifié le 15 septembre 2014)

Individuel et collectif Rhône-Alpes

Pour le marché de l‘immobilier résidentiel, l’année 2014 a commencé à un rythme très similaire à celui de 2013. 3 220 logements ont été réservés de janvier à mars, en baisse de 5 % par rapport au premier trimestre 2013. Sur une année glissante [1] , les résultats commerciaux ont continué à se replier, avec une diminution de 12 % par rapport à la même période de l’année précédente [2] , pour un volume de réservations de 12 700 logements. Dans l’ensemble de l’Hexagone, les ventes n’ont accusé qu’une très légère baisse (-2 %).

Au cours de la dernière année glissante, les trois quarts des réservations ont été identifiées dans l’enquête comme correspondant à des achats pour habiter, le restant relevant de l’investissement locatif [3] . La part de l’investissement locatif a donc connu un repli sensible par rapport à la période 2009-2011 où il atteignait 35 % des ventes [4] .

Sur ces deux segments, les évolutions annuelles sont restées très proches, mais pour des raisons différentes. Con-cernant les ménages achetant pour se loger, la baisse en glissement annuel a atteint -12 %, essentiellement en raison du faible niveau de ventes du troisième trimestre 2013. Pour les ménages investisseurs, l’évolution annuelle glissante s’établit à -11 %, avec un effet de baisse en grande partie imputable au regain d’activité du dernier trimestre 2012 pré-cédant la mise en place du « Duflot » début 2013 [5] .

Sur un an, la diminution des réservations a été plus sévère pour les maisons ( -19 %) que pour les appartements ( -11 %).

Mais toutes les réservations ne conduisent pas à une vente effective. En tenant compte des annulations de réservations, le nombre de ventes réelles des douze derniers mois peut être estimé à 11 600 logements [6] . Or, le pourcentage d’annulations, de 9 % en année glissante actualisée au premier trimestre 2014, était de 6 % un an auparavant. Dans ces conditions, la baisse des ventes réelles s’est établie à 14 % en année glissante.

En dépit d’une légère reprise par rapport à la fin de l’année 2013, les mises en ventes sont restées très modestes au premier trimestre 2014. 3 950 logements ont été mis sur le marché de janvier à mars, en diminution de 13 % par rapport au même trimestre de 2013. Pour l’ensemble de l’année, les mises sur le marché n’ont porté que sur 15 700 logements. A -11 %, la baisse des mises en ventes est toutefois restée plus limitée en Rhône-Alpes que dans l’ensemble du pays où elle a atteint -20 %.

Les mises en vente d’appartements ont diminué de 10 % sur un an, la baisse a atteint 20 % pour les maisons.

Avec des mises sur le marché restant très supérieures aux ventes, l’encours de logements disponibles à la vente a pour-suivi sa tendance haussière, amorcée dès le troisième tri-mestre 2011, pour se rapprocher du point haut de 2008. 18 100 logements étaient proposés dans les catalogues des promoteurs en Rhône-Alpes fin mars 2014, soit 15 % de plus qu’un an auparavant. En France, avec un écart moindre entre les mises en ventes et les ventes, les stocks ont pu diminuer de 1 %.

Le délai d’écoulement des logements neufs a atteint 18 mois au premier trimestre 2014, contre 14 mois un an auparavant pour les appartements et 19 mois pour les maisons.

Après avoir longtemps connu des prix très stables, les montants négociés des appartements se sont établis en légère baisse en valeur nominale. Début 2014, il fallait compter 3 700 euros le m² en moyenne des quatre derniers trimestres, soit un repli de 0,9 % par rapport à la même période de l’année précédente. La tendance s’est montrée plus indécise pour les maisons, avec une tendance haussière à +1 %, à l’inverse du constat du trimestre précédent. En moyenne des quatre derniers trimestres, le prix des logements individuels s’établissait à 285 000 euros le lot début 2014 en Rhône-Alpes.

Collectif par zone de marché hors stations

Hors stations de montagne, les réservations d’appartements neufs ont diminué de 12 % en année glissante, notamment à Lyon.

La baisse des mises en vente d’appartements neufs a été d’une ampleur similaire ( -13 %), avec des replis particulièrement marqués à Annemasse et dans le Pays de Gex.

L’encours de logements collectifs neufs proposés à la vente s’est accru de 14 % par rapport au premier trimestre 2013 et des accumulations de stocks particulièrement importantes ont pu être observées à Grenoble et Annecy.

Le prix des appartements neufs hors stations s’est établi en moyenne des quatre derniers trimestres à 3 610 € le m², soit une baisse de 1,3 % par rapport à la même période de l’année précédente, avec des augmentations de prix sensibles dans la zone de Saint-Julien-en-Genevois.

Collectif en stations en Isère, Savoie et Haute-Savoie

Dans les stations, les ventes d’appartements ont augmenté de 10 %, en particulier en Isère.

Après une année 2012 en net repli, les mises en vente d’appartements ont augmenté de 42 %, notamment en Savoie.

L’encours d’appartements neufs proposés à la vente en stations a augmenté de 5 %, notamment en Isère.

Le prix des appartements neufs en station a atteint à 5 130 € le m² en moyenne des quatre derniers trimestres, soit une diminution en glissement annuel de 4 %.

Pour en savoir plus



  • Chiffres et statistiques, Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Commissariat général au développement durable, Service de l’observation et des statistiques N°521, mai 2014, commercialisation des logements neufs, résultats au premier trimestre 2014



Lecture



  • Cette analyse porte sur la commercialisation des logements neufs faisant suite à des dépôts de permis de construire portant sur 5 logements et plus.
  • Les stations de montagne représentent une faible part des appartements commercialisés mais ils comportent des caractéristiques spécifiques qui conduisent en faire une présentation séparée.
    Par ailleurs le logement collectif représentant la plus grande partie de la commercialisation des logements du champ de l’enquête, les analyses relatives aux zones de marché ne portent que sur ce type de logements, sans tenir compte des maisons individuelles.

[1Soit d’avril 2013 à mars 2014

[2Soit d’avril 2012 à mars 2013

[3Les dispositifs d’investissement locatif permettent à un particulier se portant acquéreur d’un logement, de déduire fiscalement une partie du montant de son investissement, sous réserve de louer ce logement dans des conditions fixées par la loi

[4De 2009 à 2010, le taux de réduction d’impôt lié au dispositif « Scellier » atteignait 25 % pour tous les log-ments. Ce taux est passé à 22% pour les logements labellisés BBC (bâtiment basse consommation) et 13 % pour les autres logements en 2011. En 2012, ce pourcentage n’était plus que de 13% pour les seuls logements labellisés BBC.

[5Le dispositif « Duflot », instauré par l’article 80 de la loi de finances pour 2013, a remplacé le dispositif « Scellier » a/c du 1er janvier 2013.

[6Par convention, les annulations sont rapportées aux réservations du tri-mestre précédent.


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