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Développement Durable et Données

La commercialisation des logements neufs en Rhône-Alpes au 1e trimestre 2010-Les mises en vente en hausse

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publié le 11 octobre 2010 (modifié le 11 janvier 2011)

Individuel et collectif Rhône-Alpes

Au premier trimestre 2010, les réservations de logements neufs se sont élevées à 4 800 unités en Rhône-Alpes. Après le passage à vide du second semestre 2008, le niveau des ventes s’est stabilisé dès juin 2009 à un rythme proche de celui des années 2006 et 2007. Par rapport au premier trimestre 2009, la progression reste sensible (+25,0 %). Sur une année glissante d’avril 2009 à mars 2010, 18 500 logements ont été réservés en Rhône-Alpes, soit par rapport aux douze mois précédents une hausse de 60,4 %. Et à 96,4 % au premier trimestre 2010, la part des réservations conduisant à une vente effective après accord de l’établissement financier contacté par l’acheteur, qui était de 87,3 % début 2009, maintient sa courbe ascendante.
Une partie de cette reprise du marché est imputable à l’impulsion donnée par les mesures gouvernementales de relance comme le "Scellier", ce dispositif d’investissement locatif entré en vigueur dès le 1er janvier 2009 qui a remplacé en 2010 les anciennes réductions "Robien" et "Borloo populaire" L’enquête ECLN révèle que 6 000 ventes pour investissement locatif ont été conclues d’avril 2009 à mars 2010 soit 32,6 % des réservations, alors qu’elles n’en représentaient que 12,8 % avant la mise en place de la mesure fin 2008. La reprise de l’activité aurait tout de même pu être observée indépendamment de la mise en place de ce dispositif, mais dans de moindres proportions, puisque la progression annuelle glissante des ventes hors investissement locatif actualisée au premier trimestre 2010 a atteint 36,2 %. La part de l’investissement locatif dans les ventes de logements neufs est très variable suivant les territoires, le "Scellier", comme les dispositifs qui l’ont précédé, n’étant déployé que dans certaines zones. C’est ainsi que l’investissement locatif, très présent dans la Drôme, représente jusqu’à la moitié des ventes dans le Rhône alors qu’il n’intervient que dans moins d’une vente sur cinq dans l’Ain et en Savoie.
La bonne tenue des ventes de logements neufs a concerné tant les appartements (+60,8 % en glissement annuel) que les maisons individuelles (+55,8 %).
Moins réactives que les ventes, les mises en vente ont confirmé au premier trimestre 2010 la hausse progressive qu’elles ont entamée depuis un an. 4 700 logements ont été mis sur le marché, soit une progression de 84,3 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. D’avril 2009 à mars 2010, les mises en vente ont atteint 14 800 logements, 28,2 % de plus qu’au cours des douze mois précédents. En dépit de ces fortes croissances le niveau des mises en ventes reste bien inférieur à celui des années 2006 à début 2008.
Conséquence de cette reprise des mises en vente, la baisse des stocks a semblé marquer le pas. Certes toujours sensible à un rythme de ventes élevé, l’encours de logements proposés à la vente s’est réduit à 13 300 logements en mars 2010, soit une baisse de 28,5 % en un an. Il faut remonter à l’année 2006 pour trouver un niveau de stocks aussi faible. Mais la progression a été quasi nulle par rapport au trimestre précédent, de sorte qu’un retournement de tendance n’est pas à exclure. Le délai d’écoulement des stocks, calculé par convention sur la base des ventes des deux derniers trimestres, a cessé de régresser pour se stabiliser à 8,6 mois pour les appartements tandis qu’il descendait à 8,4 mois pour les maisons. Autre signe d’un marché retrouvant un certain optimisme, les abandons de programmes déjà commercialisés n’ont concerné que 1,4 % du stock contre 4,4 % début 2009. Quant aux ventes en globalité, comme celles qui interviennent pour répondre au programme de 30 000 logements en VEFA du plan de relance, elles ont régressé pour atteindre 0,9 % du stock de logements contre 2,8 % un an auparavant.
Les prix moyens des logements neufs ont peu évolué. Les appartements se sont maintenus à 3 400 € le m² pour le quatrième trimestre consécutif, en hausse de 2,7 % en rythme annuel. Les maisons se sont négociées à 254 000 € le lot, en baisse de 0,7 % par rapport au premier trimestre 2009.
Les ventes comme les mises en ventes de logements neufs ont connu une reprise plus rapide en Rhône-Alpes que dans l’ensemble du pays, avec un écart de 22,1 points pour les évolutions annuelles glissantes des ventes et de 17,6 points pour celles des mises en vente. Les stocks ont connu des évolutions similaires avec une baisse de 2,1 points de plus au niveau national. La croissance des prix des appartements a été de 4,1 points inférieure en Rhône-Alpes à celle de l’ensemble de l’hexagone.

Collectif par zone de marché hors stations

Hors stations de montagne, les ventes d’appartements neufs ont augmenté de 62,6 % en annuel glissant. Les réservations ont connu de fortes croissances dans de nombreuses grandes villes de la région comme à Grenoble où elles ont doublé. Les progressions sont restées positives mais plus modestes à Valence et Saint-Étienne.
Pendant la même période, les mises en vente d’appartements neufs ont progressé de 32,7 %. Grenoble, mais aussi Annecy ont connu un doublement du rythme des appartements mis sur le marché sur leur territoire. Mais cette euphorie n’a pas concerné toutes les agglomérations. A Chambéry et Saint-Étienne, les mises en vente ont été moins nombreuses qu’en 2009.
L’encours de logements collectifs proposés à la vente a décliné partout par rapport au premier trimestre 2009 ( 30,6 %). Le stock a nettement régressé à Lyon (ville) et dans l’ensemble de l’agglomération alors qu’il est resté stable à Grenoble.
Les appartements neufs hors stations se sont négociés en moyenne à 3 200 € le m² en mars 2010 soit une augmentation de 0,6 % par rapport à mars 2009. Les grandes agglomérations les plus chères restent Lyon et Annecy, mais c’est à Valence que l’augmentation des prix a été la plus forte.

Collectif en stations en Isère, Savoie et Haute-Savoie

Dans les stations de montagne, la croissance annuelle glissante des réservations a atteint +37,8 %. Le marché s’est montré particulièrement dynamique dans les stations iséroises et de Haute-Savoie.
Les mises en vente de logements collectifs ont progressé en moyenne de 23,8 % dans les stations. De nombreux programmes ont été proposés en particulier dans les stations de l’Isère.
L’encours de logements collectifs neufs proposés à la vente a diminué de 7,2 % d’avril 2009 à mars 2010, essentiellement dans les stations des deux Savoie, alors qu’il a globalement augmenté dans les stations iséroises.
Le prix des appartements neufs en station a sensiblement augmenté pour atteindre une moyenne de 5 500 € le m² soit une hausse annuelle de 19,0 %. C’est en Isère que les prix de vente les plus élevés ont été relevés.

Pour en savoir plus

Chiffres et statistiques, observations et statistiques, Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer, Commissariat général au développement durable, Service de l’observation et des statistiques § N°120, mai 2010, commercialisation des logements neufs, résultats au premier trimestre 2010

Lecture

Cette analyse porte sur la commercialisation des logements neufs faisant suite à des dépôts de permis de construire portant sur 5 logements et plus.
Les stations de montagne représentent une faible part des appartements commercialisés mais ils comportent des caractéristiques spécifiques qui conduisent en faire une présentation séparée.
Par ailleurs le logement collectif représentant la plus grande partie de la commercialisation des logements du champ de l’enquête, les analyses relatives aux zones de marché ne portent que sur ce type de logements, sans tenir compte des maisons individuelles.

1 Vente en état futur d’achèvement, cf. circulaire du Premier ministre du 17 octobre 2008 relative aux décisions prises pour faire face à la situation de l’immobilier.


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