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Climat Air Énergie

160 grandes entreprises ou associations d’Auvergne-Rhône-Alpes engagées pour le climat

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publié le 8 novembre 2021

Le rapport que le GIEC – le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – a publié en août dernier est alarmant quant à la rapidité avec laquelle le changement climatique se produit. Il met en évidence la nécessité de diminuer drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, etc) pour atteindre la neutralité carbone autour de 2050 et éviter les conséquences catastrophiques que pourrait avoir un réchauffement trop important. Les prévisions pour les prochaines années ne sont déjà pas optimistes, et le rapport prévoit que les changements déjà observés vont s’accentuer, notamment les extrêmes de température, l’intensité des précipitations, la sévérité des sécheresses, l’augmentation en fréquence et intensité des événements climatiques aujourd’hui encore rares.

Ce rapport du GIEC rappelle à juste titre, une nouvelle fois, l’urgence réelle de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre pleinement en œuvre l’accord de Paris qui est notre boussole à tous, Etats, collectivités, société civile, entreprises, ONG pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et se préparer aux impacts devenus inéluctables du changement climatique.

160 grandes entreprises, de plus de 500 salariés, dont le siège est implanté en Auvergne-Rhône-Alpes sont engagées en faveur d’une réduction de leurs émissions directes de CO2, et publient leur bilan des gaz à effet de serre.
Certaines d’entre elles, grâce à un plan d’actions ambitieux, envisagent des diminutions conséquentes de leurs émissions (d’au moins 20 %) pendant les 4 prochaines années : citons en particulier la société des eaux de Volvic (groupe Danone), Sanofi, Valrhona ou SAMSE.

Ce bilan est une obligation du code de l’environnement pour les entreprises de plus de 500 salariés. Il comporte un diagnostic des émissions directes de l’entreprise (y compris celles liées à la consommation d’énergie de l’entreprise) ainsi qu’un plan d’actions pour les 4 années suivantes. Ce bilan doit être ensuite actualisé.
Les émissions indirectes, générées par exemple par les achats, extraction des matières premières utilisées par l’entreprise peuvent être intégrées dans les bilans, à l’initiative de l’entreprise, si elle souhaite aller plus loin dans son analyse. L’entreprise se rapproche ainsi d’une vision de son empreinte carbone.

Si ces 160 entreprises atteignent les objectifs fixés dans leurs bilans, les gains d’émissions directes attendus à l’issue de leur réalisation seront de l’ordre de 600 000 tonnes de CO2 économisées par an, soit l’équivalent des émissions de 50 000 français.
Cela représente en moyenne une réduction de l’ordre de 8 % de leurs émissions directes.

Les actions prévues par les entreprises pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre portent à la fois sur leurs process et outils de production, mais aussi sur l’efficacité énergétique des bâtiments qu’elles occupent, la sobriété énergétique de leurs déplacements ou la sensibilisation de leurs salariés. Certaines entreprises portent également d’ambitieux objectifs de recours voire production d’énergies vertes.

Ces plans d’action sont ainsi complémentaires de ceux mis en place dans le cadre d’audits énergétiques, obligatoires pour les entreprises de plus de 250 salariés ou 50 M€ de chiffre d’affaires.

Outre ces grandes entreprises, les établissements publics de plus de 250 salariés (environ 150 en région), les services de l’État et les collectivités locales de plus de 50 000 habitants (une soixantaine en région) sont également soumis à l’obligation de réaliser leur bilan de gaz à effet de serre.

L’ensemble des bilans sont disponibles sur la plate-forme de l’ADEME et accessibles à tous :
https://www.bilans-ges.ademe.fr

La DREAL Auvergne-Rhône-Alpes est chargée d’accompagner les entreprises et autres obligés dans la réalisation de leur bilan, mais aussi de faire appliquer cette obligation ; son non-respect est en effet puni par une amende de 10 000 €.