Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte
Développement Durable et Données

Les immatriculations de véhicules en Auvergne-Rhône-Alpes 2020

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 8 avril 2021

Très forte baisse des immatriculations en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans un contexte de crise sanitaire et après avoir atteint en 2019 un niveau particulièrement élevé, les immatriculations de véhicules neufs en Auvergne-Rhône-Alpes chutent de 21 % en 2020.

250 060 véhicules ont été vendus en Auvergne-Rhône-Alpes en 2020, ce qui représente 12 % des transactions nationales.

Les véhicules particuliers constituent 76 % des nouvelles immatriculations et leurs émissions moyennes de CO2 diminuent fortement du fait de la progression sensible des motorisations alternatives.

Les véhicules utilitaires légers connaissent en région, comme en France, une moindre baisse annuelle des ventes.

Dans un contexte mondial et national de crise sanitaire, le marché automobile a connu en 2020 un net repli qui s’est aussi observé en Auvergne-Rhône-Alpes. Les concessions ont été fermées pendant plusieurs mois. Les incertitudes liées au contexte socio-économique ont influencé le comportement des acheteurs qui s’est traduit par une grande prudence, un report d’investissement ou bien pour les voitures par un transfert vers le marché de l’occasion. Les acquisitions de véhicules particuliers évoluent fortement, avec l’essor des motorisations alternatives (hybrides et électriques) au détriment des motorisations purement thermiques (diesel et essence). La motorisation gas-oil ne représente plus que 30 % des ventes régionales de voitures neuves, tandis que les motorisations alternatives triplent leur part de marché par rapport à 2019. Une grille de malus revue à la hausse, qui devrait se durcir en 2021, des aides pour l’acquisition de véhicules à très faibles émissions, une progression des préoccupations sanitaires et environnementales, l’essor de zones métropolitaines à faibles émissions (ZFE), ont été autant de facteurs qui ont conduit les acheteurs à se tourner vers des véhicules à émissions moyennes de CO2 contenues.

  Des immatriculations de véhicules particuliers en forte baisse

Au niveau national, 1 631 178 voitures particulières ont été immatriculées en 2020, ce qui traduit une diminution annuelle de 25 % pour atteindre un niveau historiquement bas, correspondant à celui de 1975. En Auvergne-Rhône-Alpes, en 2020, 190 021 véhicules particuliers neufs ont été vendus, ce qui représente une baisse annuelle de 23 %, légèrement inférieure à celle observée au plan national. Tous les départements connaissent des diminutions annuelles sévères, mais les situations diffèrent localement. L’Ardèche, la Drôme et la Savoie baissent de moins de 20 % alors que l’Ain, l’Allier, le Cantal, le Puy-de-Dôme et la Haute-Savoie chutent de plus de 25 %. Le nombre de véhicules achetés par des loueurs ou par des entreprises s’effondre de 26 % par rapport à 2019. Les investissements des particuliers connaissent un recul annuel de 20 % et représentent la
majorité des ventes de voitures particulières neuves.

  Percée des ventes de véhicules électriques ou hybrides

Le recul des motorisations diesel amorcé en 2013, aussi bien au plan national que régional, s’accélère encore en 2020. Avec 57 768 immatriculations en Auvergne-Rhône-Alpes, le nombre de véhicules au gasoil enregistre une baisse annuelle de 34 % en valeur absolue. Alors que cette tendance se faisait essentiellement au profit de la motorisation essence jusqu’en 2019, ce n’est plus le cas en 2020. En effet les immatriculations de véhicules essence diminuent de 39 % et leur taux baisse de plus de 11 points pour atteindre 45 % du total des voitures neuves vendues. Les motorisations électriques ou hybrides avec 46 349 immatriculations voient leur volume plus que doublé en 2020. 14 778 véhicules électriques purs ont été vendus, en progression de 169 % par rapport à 2019. Les voitures non-thermiques pures qui ne représentaient que 8 % des ventes en 2019, connaissent une percée annuelle remarquable pour atteindre une part de marché de 24 %.

  Les émissions moyennes de CO2 en forte diminution

Jusqu’à fin février 2020, les émissions de CO2/km des voitures neuves étaient mesurées en norme NEDC corrélée. Depuis le 1er mars 2020, elles sont mesurées en norme WLTP, ce qui induit une rupture de séries dans les statistiques. Rétropolées pour 2020 en norme NDEC, les émissions moyennes annuelles de CO2/km des véhicules particuliers neufs baissent fortement pour la région (−14 %) et se situent à 96 grammes/km, contre 112 grammes/km en 2019. On observe la même tendance au plan national. Cette diminution marquée s’explique principalement par l’augmentation de la part des voitures électriques et hybrides dans les immatriculations. Ce résultat se rapproche de l’objectif fixé en 2009 par le règlement européen n° 443, applicable à partir de 2020 au parc de voitures neuves, de 95 grammes de CO2/km de niveau moyen d’émissions sur l’année civile. Cet objectif ne concerne ni les états, ni les régions, mais les constructeurs automobiles pour les inciter, sous peine de sanctions financières, au développement rapide de technologies plus vertueuses. La déclinaison territoriale de cet indicateur permet toutefois de visualiser les incidences du marché local par rapport aux exigences de la transition énergétique. En nouvelle norme WLTP (supérieure à la NDEC), les émissions annuelles moyennes de CO2/km des voitures neuves en Auvergne-Rhône-Alpes s’élèvent à 119 grammes/km.

  Les investissements professionnels plongent aussi

Les immatriculations de véhicules utilitaires légers neufs (poids inférieur à 3,5 tonnes) en Auvergne-Rhône-Alpes connaissent en 2020 une baisse de plus de 14 %, un peu moins prononcée qu’à l’échelle française. Les situations sont variables en fonction des départements. Les véhicules utilitaires de plus de 3,5 tonnes, après avoir connu quatre années de hausse consécutives, reculent de 19 % au niveau régional (contre 25 % au niveau national). Là aussi, les résultats sont contrastés en fonction des départements. Avec seulement 647 unités, les immatriculations d’autobus et d’autocars, dont le marché apparaît toujours très erratique, reculent en volume de 36 % par rapport à l’année précédente.


Télécharger :