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Développement Durable et Données

Les immatriculations de véhicules en Auvergne-Rhône-Alpes en 2016

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publié le 22 septembre 2017

Après une année 2015 caractérisée par un rebond significatif des immatriculations de véhicules neufs à l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes (+ 4,7 %), l’année 2016 confirme cette tendance avec une augmentation des ventes de 5,5 %. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la tendance nationale qui enregistre une progression annuelle de 5,8 %. Tous les départements de la région connaissent une augmentation des immatriculations en 2016. Avec environ 282 000 immatriculations tous véhicules confondus en 2016, la région Auvergne-Rhône-Alpes concentre 11,5 % des immatriculations nationales. Les voitures particulières représentent 78 % des nouvelles immatriculations et enregistrent une hausse de 5,2 %.

Dans un contexte de reprise économique qui tend à se confirmer dans beaucoup de secteurs, les ménages et les entreprises semblent plus enclins à investir. Au niveau international, le cours moyen annuel du pétrole brut passe de 52 $ en 2015 à 44 $ le baril en 2016. La conjoncture reste favorable par rapport aux prix des carburants, pour les particuliers comme pour les entreprises, qui continuent de bénéficier de baisses. Les tarifs moyens annuels de l’essence ou du gazole pour les particuliers diminuent pour la quatrième année consécutive (- 4 % en un an). Pour les entreprises, le gazole hors taxe baisse de 14 % en 2016.

  Progression des immatriculations de véhicules particuliers

Au niveau national en 2016, les ventes de voitures particulières neuves avec près de 2 millions d’exemplaires, ont progressé de 5,2 % par rapport à 2015 et retrouvé un seuil symbolique qui n’avait plus été enregistré depuis 2011.

En Auvergne-Rhône-Alpes, plus de 220 000 véhicules particuliers neufs ont été immatriculés en 2016, ce qui traduit une augmentation annuelle similaire à celle observée au plan national. Tous les départements de la région enregistrent une progression par rapport à 2015, avec toutefois des niveaux différenciés.

L’Ain, l’Allier, le Rhône et les Savoie connaissent des hausses supérieures à la moyenne régionale. A l’opposé, les augmentations des immatriculations dans la Loire et le Puy-de-Dôme se situent aux alentours de 1 %. La part des voitures achetées par des entreprises progresse de 2 points par rapport à 2015 et représente 42 % des voitures particulières neuves. Ce segment connaît une hausse annuelle de 12,2 %.

  Un faible ralentissement des émissions de CO2

Comme en 2015, la part des voitures particulières neuves qui émettent moins de 100 grammes de CO2 par kilomètre, nouvellement immatriculées en 2016 s’élève à 26%, ce qui est légèrement moins bien qu’à l’échelle française (28 %). Le département du Rhône apparaît plus vertueux avec 30 % de voitures particulières neuves émettant moins de 100 grammes de CO2. A l’opposé les deux départements des Savoie présentent des ratios aux alentours de 22 %.

En 2016, comme en 2015, au niveau de la région et au plan national, les achats de voitures de puissance fiscale de 6 CV et plus, progressent de manière significative (respectivement 11 et 12 %). Parallèlement en Auvergne-Rhône-Alpes, les plus petites puissances fiscales stagnent. En dépit de ce constat, en un an les émissions moyennes de CO2 reculent légèrement (- 1 gramme) pour la région et se situent à moins de 112 grammes par kilomètre. Les achats des particuliers restent en moyenne plus émetteurs que ceux des entreprises, respectivement 113 contre 110 grammes par kilomètre.

Tous types de clients confondus, les émissions moyennes des voitures neuves diffèrent selon les départements. Le Rhône et l’Allier affichent des émissions moyennes de CO2 contenues aux environs des 110 grammes. A l’inverse les deux Savoie présentent des émissions moyennes aux alentours de 115 grammes (en recul de 1 gramme par rapport à 2015).

La typologie régionale des motorisations continue d’évoluer sensiblement. Les voitures à moteur diesel pur reculent encore en 2016 pour représenter 50 % de part de marché, ce qui représente une baisse de 4 points par rapport à l’année précédente. Les voitures à moteur essence superéthanol progressent de 4 points et représentent près de 46 % des nouvelles immatriculations du secteur, tandis que les voitures électriques ou hybrides restent encore faibles en part de marché (4 %).

  Des investissements professionnels plutôt bien orientés

En 2016, les immatriculations de véhicules utilitaires légers neufs (poids inférieur à 3,5 tonnes) poursuivent et amplifient leur progression en Auvergne-Rhône-Alpes (+ 6,5 %), contre + 8,1 % à l’échelle française. Ce bon résultat régional dissimule toutefois des évolutions départementales contrastées.

Le Cantal et la Haute-Loire, seuls départements en baisse, connaissent des diminutions respectives de 4,9 et 2,0 %. A contrario, l’Allier et la Drôme enregistrent des augmentations importantes de 11,4 et 13,8 %.

Le marché régional des véhicules utilitaires de plus de 3,5 tonnes, qui s’était fortement contracté en 2015, repart à la hausse avec une progression annuelle des immatriculations de 8,6 % contre 12,6 % au plan national. La situation apparaît là aussi contrastée avec deux départements enregistrant des augmentations spectaculaires des immatriculations : la Haute-Loire (+ 32,2 %) et l’Ain (+ 42,1 %). A l’inverse, les départements de la Drôme, du Puy-de-Dôme et de la Savoie sont orientés à la baisse sur ce secteur.

  Les autocars en léger repli

Les acquisitions de véhicules de transports en commun qui avaient connu un rebond en 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes (+ 15,3 %), se replient légèrement en 2016 (- 1,6 %).

Au plan national, la baisse annuelle des immatriculations apparaît plus prononcée (- 10,2 %). Ce segment de marché apparaît toujours erratique compte tenu des faibles effectifs annuels concernés. Ainsi, 858 unités ont été immatriculées en Auvergne-Rhône-Alpes en 2016.


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