DREAL Auvergne-Rhône-Alpes

La commercialisation des logements neufs en Rhône-Alpes au 1er trimestre 2013 - Des ventes toujours en baisse

publié le 19 juin 2013

Individuel et collectif Rhône-Alpes

Les ventes de logements neufs ont connu un nouveau recul début 2013. 3 310 logements seulement ont été réservés de janvier à mars, en baisse de 7,3 % par rapport à la même période de 2012. L’évolution en année glissante, basée sur la période intégrant le point haut de la fin 2011, est encore plus importante. Elle s’établit à -19,0 % pour un total de 14 300 logements réservés [1].

L’essentiel de cette baisse est imputable aux particuliers achetant pour investir. En effet, pour ce segment qui est le plus fluctuant du marché, la dernière année du dispositif Scellier en 2012 avait été marquée par une baisse des avantages fiscaux liés à la mesure [2], avant la mise en place à partir du 1er janvier 2013 du nouveau dispositif dit "Duflot". Si les ventes pour investissement locatif avaient été particulièrement prospères en 2011, elles avaient connu une baisse sensible en 2012. Et le nombre de réservations identifiées par les promoteurs comme réalisées dans le cadre d’une opération d’investissement locatif a connu un nouveau repli début 2013, ne concernant plus que 20,1 % des ventes du trimestre. Pour les seuls ménages achetant pour se loger, la baisse du nombre de transactions en données annuelles glissantes s’est établie à 8,5 % au premier trimestre 2013.

La diminution des réservations cumulées sur quatre trimestres a affecté les appartements (-19,0 %) comme les maisons (-17,0 %).

Le nombre d’annulations s’est maintenu à un niveau relativement élevé, affectant 206 réservations au cours du trimestre, soit 5,3 % des ventes du trimestre précédent..

De même que les réservations, les mises en ventes se sont inscrites en baisse sensible. 4 450 logements ont été mis sur le marché au premier trimestre 2013, soit 15,3 % de moins qu’au cours du même trimestre de 2012. En cumul des quatre derniers trimestres, les mises sur le marché n’ont porté que sur 17 500 logements, en diminution de 15,4 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les mises en vente d’appartements ont diminué de 16,7 % en données annuelles glissantes alors que la baisse a atteint 2,8 % pour les maisons.

Avec des mises sur le marché restant supérieures aux réservations, l’encours de logements disponibles à la vente a continué à progresser. 15 700 logements étaient proposés dans les catalogues des promoteurs en Rhône-Alpes en mars 2013, soit 16,3 % de plus qu’un an auparavant..

Le délai d’écoulement a encore progressé pour atteindre 13,9 mois pour les appartements et 13,4 mois pour les maisons.

Les prix des logements neufs s’inscrivent désormais en légère baisse. Les logements collectifs ont atteint 3 730 euros/m² en moyenne au cours des quatre derniers trimestres. Par rapport à la même période de l’année précédente, l’évolution est de –0,2 %. Côté maisons, il fallait compter en moyenne 283 000 euros le lot au cours de la dernière année glissante, soit une diminution de 0,7 %.

En évolution annuelle, la baisse des ventes comme celle des mises en vente a été plus importante en Rhône-Alpes que dans l’ensemble du pays, avec un écart respectivement de 3,9 et de 2,5 points. En revanche la croissance des stocks a été de moindre amplitude en Rhône-Alpes (-1,8 points). Et le prix au m² des appartements en moyenne annuelle a baissé en Rhône-Alpes alors qu’il s’est maintenu à la hausse au niveau national, l’écart s’établissant à 1,4 points.

Collectif par zone de marché hors stations

Hors stations de montagne, les réservations d’appartements neufs ont diminué de 18,3 % en glissement annuel actualisé au 1er trimestre 2013 avec une baisse particulièrement importante à Lyon et Grenoble.

Durant la même période, les mises en vente d’appartements neufs ont connu un repli de 16,6 %, notamment à Lyon, alors qu’elles continuaient à progresser à Chambéry.

L’encours de logements collectifs neufs proposés à la vente s’est accru de 19,2 % par rapport au premier trimestre 2012, en particulier à Chambéry et Annecy.

Les prix des appartements neufs hors stations se sont établis en moyenne à 3 660 € le m² au cours de la dernière année glissante, soit une hausse de 0,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les prix des logements neufs ont diminué à Lyon et dans l’agglomération.

Collectif en stations en Isère, Savoie et Haute-Savoie

Dans les stations de montagne, le marché s’est sensiblement contracté. Les ventes ont globalement diminué de 28,7 % par rapport à la même période de l’année précédente, sauf en Isère. Les mises en vente ont connu un repli de –17,8 %. La baisse a été très sensible en Savoie, alors que le nombre de logements mis sur le marché a progressé en Isère.

En revanche l’encours de logements collectifs neufs proposés à la vente a diminué de 12,6 % pour la moyenne des stations, avec une baisse très marquée en Savoie et une hausse en Isère.

Le prix des appartements neufs en station a atteint une moyenne de 5 330 € le m² au cours des quatre derniers trimestres, soit une baisse en glissement annuel de 7,9 %. Si les prix sont restés stables en Savoie, ils ont connu une baisse sensible dans les autres départements.

Pour en savoir plus



  • Chiffres et statistiques, Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie, Commissariat général au développement durable, Service de l’observation et des statistiques N°420, mai 2013, commercialisation des logements neufs, résultats au premier trimestre 2013



Lecture



  • Cette analyse porte sur la commercialisation des logements neufs faisant suite à des dépôts de permis de construire portant sur 5 logements et plus.
  • Les stations de montagne représentent une faible part des appartements commercialisés mais ils comportent des caractéristiques spécifiques qui conduisent en faire une présentation séparée.
    Par ailleurs le logement collectif représentant la plus grande partie de la commercialisation des logements du champ de l’enquête, les analyses relatives aux zones de marché ne portent que sur ce type de logements, sans tenir compte des maisons individuelles.

[1Période annuelle glissante d’avril 2012 à mars 2013

[2Le taux de réduction d’impôts lié au dispositif Scellier, réservé aux seuls logements labellisés BBC "bâtiment basse consommation", était de 13% en 2012. En 2011, il s’établissait à 22% pour les logements labellisés BBC et de 13 % pour les autres logements.