Les études HMUC (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) au cœur de la gestion quantitative de l’eau
Dans un contexte de changement climatique marqué par des sécheresses plus fréquentes et plus intenses, la gestion quantitative de la ressource en eau constitue un enjeu majeur pour les territoires. Elle vise à concilier la satisfaction des usages (alimentation en eau potable, agriculture, industrie) avec le bon fonctionnement des milieux aquatiques, dans une logique d’équilibre durable.
Les études HMUC : un outil d’aide à la décision
Les études HMUC (Hydrologie, Milieux, Usages, Climat) apportent un socle de connaissances partagé en mettant en regard la ressource en eau disponible, les besoins des usages et les exigences écologiques, tout en intégrant les projections climatiques. Elles permettent d’objectiver les situations de déséquilibre, d’identifier les marges de manœuvre possibles et d’éclairer les choix à opérer à l’échelle des bassins versants.
Une journée d’échanges pour renforcer la compréhension commune
Vendredi 5 décembre 2025, une journée d’échanges techniques s’est tenue à Lempdes, en format mixte présentiel et visioconférence, réunissant 28 participants : services de l’État et animateurs des démarches HMUC, SAGE et PTGE du territoire Allier – Loire amont. Organisée par la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et l’Office français de la biodiversité, cette rencontre avait pour objectif de faire un point d’avancement sur les études HMUC et de partager les premiers enseignements issus des territoires.
Du diagnostic aux choix territoriaux
Les échanges ont porté sur le cadre réglementaire de la gestion quantitative, la déclinaison du SDAGE Loire-Bretagne 2022-2027 et les principes méthodologiques des analyses HMUC, notamment le croisement entre hydrologie, milieux aquatiques, usages et projections climatiques. Les retours d’expériences ont illustré la diversité des situations locales, qu’il s’agisse de l’évaluation des volumes mobilisables, de la définition des débits objectifs ou de l’articulation avec les démarches de PTGE et les trajectoires de sobriété.
Au-delà des aspects techniques, la journée a rappelé l’importance des dimensions socio-économiques et de l’appropriation par les acteurs locaux pour construire des stratégies de retour à l’équilibre acceptables et efficaces.
Construire une gestion concertée et durable de la ressource
Cette dynamique d’échanges contribue à renforcer un langage et des repères communs entre l’État et les territoires. Elle s’inscrit dans une démarche progressive visant à traduire les diagnostics HMUC en stratégies opérationnelles partagées, adaptées aux spécificités locales, afin d’assurer une gestion quantitative de l’eau équilibrée, durable et concertée.