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La rivière Lignon, au pied du Mont Mézenc (Haute-Loire) retrouve son lit

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publié le 11 octobre 2018 (modifié le 12 octobre 2018)
L’action conduite au pied du Mont Mézenc en haute-Loire, démontre comment l’articulation de différents outils financiers permet de mener à bien un projet d’envergure. Ce chantier de restauration de la rivière par suppression d’un plan d’eau, en partie financé par la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes via un contrat Natura 2000, fait partie des 6 lauréats retenus sur 53 projets proposés au Grand Prix National du Génie écologique 2018.

Créé en 1973 au cœur même du lit de la rivière Lignon, le plan d’eau de Fay sur Lignon en Haute-Loire, au pied du Mézenc, avait une vocation touristique. 44 ans plus tard, après plusieurs crues dévastatrices, force a été de constater que l’impact économique était bien trop modeste au regard des dysfonctionnements causés sur l’équilibre naturel de la rivière (eutrophisation, perturbations hydrauliques, transfert sédimentaire….). La disparition du plan d’eau devait donc être envisagée.

Une synergie des outils financiers pour effacer le plan d’eau

Vidéo sur le chantier de restauration de la rivière le Lignon en Haute-Loire  (nouvelle fenetre)

Couvert à la fois par un contrat territorial et par un site Natura 2000 désigné pour des espèces principalement inféodées aux milieux aquatiques (loutres, castors, moules perlières, écrevisses à pieds blancs), ce plan d’eau a pu être effacé grâce à l’engagement des acteurs locaux (municipalité, syndicat intercommunal pour l’aménagement de la Loire et de ses affluents…) et grâce à une bonne articulation entre les financements liés au contrat territorial et à un contrat Natura 2000.

Novateur et très ambitieux, ce chantier a permis à la rivière de retrouver son lit d’origine et un fonctionnement beaucoup plus naturel. De nombreuses espèces emblématiques de cette tête de bassin vont donc pouvoir réinvestir ces milieux nouvellement restaurés et qui n’attendent que leur retour.

Faciliter le retour des chauves souris dans la grotte de Saint Marcel d’Ardèche (Ardèche)

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publié le 30 juillet 2018 (modifié le 29 août 2018)

La grotte de Saint Marcel d’Ardèche, située au cœur de la réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche et du site Natura 2000 de la Basse Ardèche urgonienne, a été découverte il y a 2 siècles. Cette cavité était un gîte d’hibernation important pour plusieurs espèces de chauves-souris. Ces dernières, longtemps considérées comme des espèces indésirables, ont été chassées jusqu‘à être enfumées en 1964. A cette époque il y avait jusqu’à 1000 individus hibernants.

En 1988, la construction d’un mur bétonné totalement hermétique à l’entrée de la grotte a définitivement interdit l’accès aux chauves-souris tout en permettant une exploitation touristique du lieu.

En 2002, à la faveur d’une petite fissure dans le mur de l’entrée de la grotte, les chauves-souris ont amorcé un timide retour, confirmé par la redécouverte d’une dizaine d’individus en 2008.

Une grille pour faciliter l’accès aux chiroptères

Un contrat Natura2000, signé en 2017 par la Ligue de Protection des Oiseaux, a permis le réaménagement de l’accès à la grotte avec suppression du mur et installation d’une grille avec barreaux horizontaux, facilitant le transit des chauves-souris et l’accès à la grotte pour les spéléologues.

Au cours de l’hiver 2017-2018, une centaine d’individus étaient déjà présents sur les lieux.

La restauration des coteaux de Gignat (Puy-de-Dôme)

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publié le 11 juillet 2018 (modifié le 29 août 2018)

Depuis de nombreuses années nous assistons à une intensification des pratiques agricoles sur les parcelles les plus favorables et parallèlement à un abandon des zones les plus difficiles d’accès ou les moins mécanisables.

Dans les deux cas, ces évolutions s’accompagnent bien souvent d’une perte de biodiversité. Ainsi, les coteaux calcaires bordant la plaine de la Limagne au pied des volcans d’Auvergne ont été délaissés par les éleveurs et se sont progressivement recouverts de buissons ou subissent la pratique sauvage de sports motorisés.

Un contrat Natura 2000 pour restaurer les pelouses sèches

Aperçu_vidéo_gignat  (nouvelle fenetre)

L’animation par le Conservatoire des Espaces Naturels d’Auvergne de la politique Natura 2000 sur le site « vallées et coteaux xérothermiques des couzes et limagnes » a permis de rassembler tous les acteurs locaux et de faire émerger un contrat Natura 2000 de restauration de 23 hectares sur la commune de Gignat. Sur la base d’un partenariat avec la municipalité et les nombreux propriétaires du site, le CEN Auvergne a bénéficié de 90 000 € (crédits du Ministère en charge de l’Environnement + fonds européens FEADER) entre 2010 et 2014 pour restaurer le site.

Cette restauration consistait à ré-ouvrir les parcelles embroussaillées et à mettre en place des parcs de pâturage facilitant leur utilisation par 2 éleveurs de moutons. Ces derniers pratiquent une conduite d’élevage extensive favorisant le maintient des habitats naturels d’intérêt communautaires et le retour de plusieurs espèces inféodées à ces milieux remarquables, dont un grand nombre d’orchidées sauvages et de papillons.