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Climat Air Énergie

Secteur résidentiel

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publié le 10 avril 2020 (modifié le 19 novembre 2020)

  Impact du secteur résidentiel sur la pollution de l’air

Quand bien même les émissions du secteur résidentiel en France métropolitaine ont globalement diminué ces vingt dernières années, ce secteur contribue toujours de manière importante aux émissions de plusieurs polluants atmosphériques dont les particules fines, les composés organiques volatils non méthaniques d’origine anthropique (précurseurs de l’ozone), le monoxyde de carbone ou encore le benzo[a]pyrène. Ces émissions proviennent principalement de la combustion du bois dans les équipements domestiques. Cela explique en partie les épisodes de pollution aux particules survenant durant la période hivernale.

Ainsi, en région Auvergne-Rhône-Alpes, le chauffage individuel au bois représente respectivement 51 %, 66 %, 64 % et 78 % des émissions annuelles de particules fines inférieures à 10 microns (PM10), de particules fines inférieures à 2,5 microns (PM2.5), de monoxyde de carbone et de benzo[a]pyrène, composé cancérigène [0].

[0] Inventaire des émissions ATMO Auvergne-Rhône-Alpes V2019, année de référence : 2017 ;

  Les solutions pour limiter cette pollution : agir sur les appareils de chauffage domestique

En adoptant les bonnes pratiques

De manière à limiter les émissions de polluants liées au chauffage individuel au bois, il est recommandé de respecter les bonnes pratiques suivantes :

  • éviter l’usage en appoint des appareils de chauffage individuel au bois (60 % des émissions de ce mode de chauffage) ;
  • privilégier les essences de bois faiblement émettrices comme le chêne et le hêtre (les émissions de polluants sont bien moins élevées que pour les résineux) [1] ;
  • utiliser un combustible de qualité, calibré, dépourvu d’écorces, avec une humidité inférieure à 20% pour les bûches (correspondant à un temps de séchage en extérieur sous abri en général compris entre 18 et 24 mois [1] - il existe des labels de qualité tant pour le bois bûches (NF bois de chauffage, France Bois Bûches, CBQ+, etc.) que pour les granulés (NF granulés, DIN+, EN+, etc.) ;
  • allumer son feu par le haut (cette méthode décrite en deuxième partie du tutoriel de France Bois Bûche émet jusqu’à 6 fois moins de particules que l’allumage par le bas [2] ;
  • avoir, comme le prévoit le tutoriel précité, une gestion active des entrées d’air (ouverture des entrées d’air dès encrassement de la vitre ou fermeture des entrées d’air 20 min environ après l’allumage - selon les notices des appareils [2] ;
  • faire ramoner une à deux fois par an votre conduit par un professionnel, conformément aux dispositions du règlement sanitaire applicable dans votre département et entretenir régulièrement votre appareil : vider les cendres, nettoyer la vitre, etc.

Retrouvez ses conseils en détails sur la plaquette de l’ADEME : le chauffage au bois – mode d’emploi

[1] Synthèse des études à l’émission réalisées par l’INERIS sur la combustion du bois en foyers domestiques – Note n°DRC-17-164787-10342A – INERIS – 04/05/2018
[2] Les avis de l’ADEME : le chauffage domestique au bois – ADEME – mai 2019

En renouvelant son appareil

Un appareil récent performant flamme verte 7 étoiles ou équivalent permet, s’il est correctement dimensionné et installé, d’assurer un meilleur confort, de réaliser des économies, et de réduire significativement les émissions de polluants.

Des aides sont disponibles pour vous accompagner dans le renouvellement de vos appareils de chauffage au bois sur plusieurs territoires en région. Pour en savoir plus sur les modalités d’accompagnement de chacun d’eux, accédez à la carte de ces territoires et cliquez sur la zone souhaitée.

  (nouvelle fenetre)

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Pour choisir son chauffage au bois, laissez-vous guider par la plaquette de l’ADEME : poêle à bois, chaudière ou insert ?



Le saviez-vous?
À compter du 1er janvier 2022, l’utilisation des foyers ouverts sera interdite dans toute la vallée de l’Arve.

  Les solutions pour limiter cette pollution : agir sur l’isolation des bâtiments

Si le chauffage individuel au bois contribue de manière majoritaire aux émissions des polluants atmosphériques précités, ces émissions restent très dépendantes des conditions climatiques et des consommations d’énergie qui y sont associées. Ainsi, en agissant sur les performances thermiques des bâtiments et en réduisant ses besoins en chauffage, il est possible d’influer fortement sur les émissions de polluants atmosphériques.

Un service public a été créé par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le ministère de la Cohésion des territoires et l’ADEME pour vous guider dans vos travaux de rénovation énergétique : FAIRE.

FAIRE a pour objectif de rassembler l’ensemble des acteurs publics et privés de la rénovation énergétique et des énergies renouvelables et rendre lisible leur offre.

  Les solutions pour limiter cette pollution : respecter le principe d’interdiction du brûlage à l’air libre des déchets verts

Bien qu’interdit depuis de nombreuses années et sévèrement puni (contravention de 450 €), le brûlage des déchets verts par les particuliers reste une activité pratiquée (l’ADEME estime que 10 % des foyers pratiquent le brûlage à l’air libre des déchets de jardin) qui, en émettant particules fines et autres composés cancérigènes, contribue à la dégradation de la qualité de l’air en Auvergne Rhône-Alpes, entraînant un risque accru pour la santé : le brûlage de 50 kg de déchets verts (5 à 6 sacs de 50 litres de tonte de pelouse) pollue autant que rouler 13 000 à 14 000 km avec un véhicule diesel ou essence récent (Source ATMO AuRA – 2016).

Pourtant, des solutions alternatives respectueuses de la qualité de l’air, individuelles ou collectives, existent : compostage, paillage, collecte en déchetterie (plus de 580 déchetteries en Auvergne-Rhône-Alpes, couvrant tout le territoire), valorisation organique ou encore valorisation énergétique.
Il convient par conséquent d’utiliser ces pratiques alternatives pour limiter les émissions de polluants atmosphériques ayant une incidence négative sur la santé. Renseignez-vous auprès de votre collectivité sur les solutions proposées.

Télécharger les brochures d’information et recommandations
Information et recommandations à l’attention des particuliers (format pdf - 2.5 Mo - 10/04/2020)
Information et recommandations à l’attention des maires (format pdf - 2.1 Mo - 10/04/2020)

Retrouver les arrêtés préfectoraux d’interdiction de brûlage des déchets verts :

Ain Cantal Loire Rhône
Allier Drôme Haute-Loire Savoie
Ardèche Isère Puy-de-Dôme Haute-Savoie
En savoir plus :
L’ADEME a publié un guide des bonnes pratiques mises en place par les collectivités présentant des alternatives au brûlage des déchets verts. Cette brochure dresse un état des lieux des alternatives au brûlage des végétaux. Enrichie de conseils d’experts et de témoignages, elle distingue les facteurs de réussite et les bénéfices obtenus. Les collectivités peuvent ainsi identifier et mettre en œuvre les solutions alternatives adaptées à leurs territoires.

  Les solutions pour limiter cette pollution : limiter l’utilisation domestique de solvants

La combustion du bois ou des déchets verts n’est pas la seule contribution du secteur résidentiel aux émissions de polluants atmosphériques. Parmi les autres activités contribuant à ces émissions, l’utilisation domestique de solvants représente une part non négligeable des émissions de composés organiques volatils. À cet effet, il convient de privilégier le recours à des produits à faible teneur en solvants.

  Les solutions pour limiter cette pollution : lors d’un épisode de pollution

Les mesures prévues pour limiter la pollution de l’air liée au secteur résidentiel sont renforcées lors des épisodes de pollution. Ainsi, selon la nature et l’amplitude des épisodes de pollution, les dispositions ci-après peuvent s’appliquer :

  • interdiction de l’utilisation du bois et de ses dérivés comme chauffage individuel d’appoint ou d’agrément ;
  • maîtrise de la température dans les bâtiments (chauffage en hiver : 18 °C) ;
  • interdiction totale de la pratique du brûlage (suspension des dérogations) ;
  • interdiction des barbecues à combustible solide ;
  • interdiction des groupes électrogènes ;
  • report des travaux d’entretien ou de nettoyage réalisés avec des outils non électriques ou avec des produits à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis).

Il convient en particulier de suivre les prescriptions prise par les préfectures : www.département].gouv.fr, rubrique qualité de l’air.