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Climat Air Énergie

Quelle qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes en 2019 ?

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publié le 1er juillet 2020 (modifié le 2 juillet 2020)

ATMO a mis en ligne le 8 juin 2020 sur son site internet le bilan de la qualité de l’air portant sur l’année 2019.

Ce bilan vient, de manière générale, conforter la tendance à l’amélioration de la qualité de l’air en région avec :

  • une baisse globale des concentrations des principaux polluants réglementés (entre 2019 et 2007 : – 31 % NO2, – 46 % PM10, – 63 % PM2.5), à l’exception de l’ozone (+ 22 % entre 2019 et 2007) ;
  • le respect sur l’année 2019 pour la troisième année consécutive des valeurs limites réglementaires PM10 et PM2.5 sur l’ensemble du territoire.

Malgré cela, il en ressort également que :

  • des dépassements de la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote sont toujours constatés en proximité routière sur les zones de Lyon, de Grenoble et de la Vallée de l’Arve ;
  • le nombre de personnes exposées à ces dépassements en 2019 est en légère augmentation en région Auvergne-Rhône-Alpes – ces personnes se situent majoritairement dans le Rhône et l’agglomération lyonnaise ;
  • une grande partie de la population, notamment dans les départements du Rhône, de l’Isère, de la Haute-Savoie voire dans la Drôme et dans l’Ardèche, reste également encore exposée à des niveaux de concentrations en particules supérieurs aux seuils préconisés par l’OMS (1,38 millions de personnes en 2019) ;
  • les niveaux de concentration en ozone restent en 2019 particulièrement élevés même s’ils sont plus faibles qu’en 2018. 4 337 000 personnes sont particulièrement exposées à des dépassements de la valeur cible pour la santé humaine (majoritairement dans les territoires de l’ex-région Rhône-Alpes), la valeur cible étant déterminée sur 3 ans, la forte augmentation constatée avec l’année précédente s’explique en partie par l’intégration au calcul de l’année 2019 bien plus défavorable que l’année 2016 retenue en 2018 ;

Ces constats viennent conforter la nécessité de poursuivre les efforts engagés depuis plusieurs années en faveur de la qualité de l’air et de mieux intégrer l’ozone à nos réflexions (objectif du plan ozone en cours d’élaboration).

À cet effet, il convient de retenir qu’en région :

  1. les émissions d’oxydes d’azote (NOx) sont principalement liées au transport routier (63%) et à l’industrie (19%) ;
  2. les émissions de particules PM10 sont majoritairement liées au secteur résidentiel-chauffage au bois (51 %), à l’agriculture (18%), à l’industrie (14%) et au transport routier (12%) ;
  3. les émissions de particules PM2.5 sont très dépendantes du secteur résidentiel-chauffage au bois (67%) et du transport routier (12%) ;
  4. les émissions anthropiques de composés organiques volatils non méthaniques (précurseur de l’ozone) sont principalement liées au secteur résidentiel-chauffage au bois (44%) et à l’industrie (29%).